GUIDE ACHETEUR ET VENDEUR · LOGEMENT EXISTANT
Offre d’achat immobilier : contenu, durée et engagement
L’offre exprime la volonté d’un acheteur d’acquérir un bien aux conditions qu’il fixe. Elle n’est pas obligatoire, mais sa réception et son acceptation peuvent produire des effets juridiques : chaque fait, délai et condition doit donc être écrit avec prudence.
Cette page fournit des repères généraux pour un logement existant. Elle ne couvre pas les terrains, la VEFA, les acheteurs professionnels, les sociétés ou une situation juridique personnalisée.
CONTENU MINIMAL
Cinq faits à identifier sans ambiguïté
Selon Service-Public, l’offre contient au minimum :
- la désignation du bien ;
- sa superficie ;
- la date de l’offre ;
- le prix fixé par l’acheteur ;
- la durée de validité choisie par l’acheteur.
L’offre doit être ferme et exprimer la volonté d’acheter si le vendeur accepte les conditions écrites. L’acheteur doit avoir la capacité juridique de conclure le contrat.
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
Distinguer les conditions utiles des mentions minimales
Service-Public indique que l’acheteur peut ajouter des informations pour éclairer la décision du vendeur. Leur présence et leur rédaction dépendent du projet :
- un plan de financement, avec l’apport, les prêts, un prêt relais ou la vente préalable d’un autre bien ;
- une condition suspensive d’obtention d’un crédit immobilier ;
- le montant d’un dépôt éventuellement remis au notaire lors du compromis ;
- une condition liée à une autorisation d’urbanisme ;
- la date d’entrée dans les lieux souhaitée.
Ces éléments ne constituent pas une liste universellement obligatoire. Une condition imprécise peut créer un désaccord : faites vérifier sa portée, ses justificatifs et sa date limite.
FINANCEMENT
Un indicateur documentaire ne garantit pas le prêt
Un plan de financement, une simulation ou un accord de principe peuvent aider à comprendre le projet. Ils ne prouvent pas que le crédit sera accordé ni que la vente aboutira.
Service-Public précise qu’un simple accord de principe ou une attestation sommaire ne suffit pas à établir la réalisation d’une condition suspensive de prêt. Le prêteur, le notaire et le texte de l’avant-contrat déterminent les vérifications utiles.
Si l’acquéreur vend un autre bien pour financer l’achat, il peut simuler un prêt relais avec des hypothèses qu’il renseigne lui-même, sans confondre cette estimation avec une offre ou un accord de crédit.
RÉCEPTION, RÉPONSE ET ENGAGEMENT
Respecter l’ordre des événements
Avant réception
L’acheteur peut retirer son offre tant que le vendeur ne l’a pas reçue. Cette possibilité ne doit pas être généralisée à une offre déjà reçue ou acceptée.
Pendant sa validité
Le vendeur peut accepter par écrit, faire une contre-proposition écrite ou ne pas répondre. La contre-proposition rend l’offre initiale caduque.
Après acceptation
L’acceptation écrite engage le vendeur à céder le bien aux conditions acceptées. Les parties préparent ensuite l’avant-contrat et ses vérifications.
En l’absence d’acceptation, l’offre devient caduque à l’expiration de sa durée. Service-Public indique une durée généralement de quelques jours, souvent une à deux semaines, sans en faire une règle obligatoire. Si aucune durée n’est écrite, un juge peut devoir la déterminer en cas de litige.
AUCUN VERSEMENT AU VENDEUR
Ne pas confondre offre et dépôt au compromis
Au stade de l’offre, il est interdit de verser un acompte au vendeur. Service-Public précise qu’un tel versement rend l’offre nulle.
Cette interdiction se distingue d’un dépôt éventuellement prévu plus tard par le compromis et remis au notaire selon les conditions écrites dans l’avant-contrat.
AVANT ENVOI OU ACCEPTATION
Une checklist pour relire, pas pour remplacer le notaire
- Vérifiez que le bien, la surface, la date, le prix et la durée sont exacts.
- Séparez les informations minimales des conditions propres au financement, à l’urbanisme ou au calendrier.
- Écrivez les délais, critères et conséquences sans formule vague.
- N’adressez aucune somme au vendeur avec l’offre.
- Conservez une preuve de l’envoi, de la réception et de toute réponse écrite.
- Faites contrôler l’offre et préparez l’avant-contrat avec le notaire.
SOURCES OFFICIELLES
Des règles datées à confronter à l’écrit réel
QUESTIONS FRÉQUENTES
Offre d’achat d’un logement existant
Que doit contenir au minimum une offre d’achat immobilier ?
Service-Public indique au minimum la désignation du bien, sa superficie, la date de l’offre, le prix proposé par l’acheteur et la durée de validité choisie par celui-ci. Le plan de financement, les conditions suspensives, un éventuel dépôt chez le notaire au compromis et la date d’entrée souhaitée sont des informations complémentaires, pas des mentions minimales universelles de l’offre.
L’acheteur peut-il retirer son offre d’achat ?
L’acheteur peut retirer son offre tant que le vendeur ne l’a pas reçue. Après la signature de l’avant-contrat, l’acquéreur non professionnel d’un logement à usage d’habitation bénéficie d’un droit distinct de rétractation de dix jours calendaires. Il ne faut pas en déduire qu’une offre déjà reçue ou acceptée peut être retirée librement à tout moment.
Peut-on verser de l’argent au vendeur avec une offre d’achat ?
Non. Service-Public précise qu’il est interdit de verser un acompte au vendeur au stade de l’offre et que ce versement rend l’offre nulle. Cela se distingue d’un dépôt éventuellement prévu par l’avant-contrat et remis au notaire selon les conditions du compromis.
Combien de temps une offre d’achat reste-t-elle valable ?
L’acheteur fixe la durée de validité dans l’offre. Service-Public indique qu’elle est en général de quelques jours, souvent une à deux semaines, sans en faire une durée obligatoire. Sans durée écrite, un juge peut devoir la déterminer en cas de litige.
Comment le vendeur peut-il répondre à une offre d’achat ?
Pendant la durée prévue, le vendeur peut accepter par écrit, faire une contre-proposition écrite ou ne pas répondre. La contre-proposition rend l’offre initiale caduque. L’absence d’acceptation ne met fin à l’offre qu’à l’expiration de sa durée. Une acceptation écrite engage le vendeur à céder le bien selon les conditions acceptées.